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Chapelles, calvaires, grotte...

Chapelle Notre Dame de Grâce


La plus ancienne chapelle de Comines est toujours visible dans la rue de la Procession. Son existence est mentionnée au XVIe siècle. Elle est appelée « chapelle mère » déformation probable de « chapelle Meyer ». Durant de longues années, elle abrite une statuette en bois polychrome du XVIIIe siècle. Celle-ci est mise en sûreté dans l’église Saint-Chrysole, mais sera volée le 30 octobre 1974. Découverte par le plus grand des hasards chez un antiquaire bruxellois, elle est restituée le 12 janvier 1976.

La chapelle est à l’époque une « Chapelle à berlouffes » car les pèlerins accrochent à ses grilles des linges des malades. Cette pratique permet de débarrasser la personne de son mal. Parfois, cette tradition s’accompagne d’un rituel particulier : prier en effectuant plusieurs fois le tour de la chapelle avant de lier les linges du malade.

Rue de la Procession, 7780 Comines
 

Chapelle Rompue


Selon la tradition populaire, une chapelle est élevée sur le lieu d’un ermitage vers le XIIe ou XIIIe siècle. L’existence d’une chapelle est attestée dès 1343.

Une statue de la Vierge découverte dans un saule (alô) est probablement à l’origine de la dénomination de la chapelle « Notre Dame des Abeaux ».

Une grande dévotion populaire grandira pour Notre-Dame de la Consolation et de ses pouvoirs miraculeux.

À plusieurs reprises, au cours de l'histoire, la chapelle est gravement endommagée.
Détruite par les Gueux en 1566, elle sera appelée « Chapelle rompue ». Elle demeure en ruine pendant près d'un siècle. Reconstruite, elle est saccagée par les Hollandais en 1709 et pillée plus tard par les Révolutionnaires français.
En 1896, une tempête endommage sa toiture. La première guerre mondiale la détruira totalement.
À nouveau reconstruite, elle subira d’autres dommages lors de la guerre 1940-45.

Elle sera vendue aux Oeuvres paroissiales de Ploegsteert en mai 1934 mais restera incluse dans la paroisse du Bizet. Sa dernière restauration date de 1984. La croyance populaire affirme que la statue de Notre-Dame de la Consolation a été sauvegardée lors de chaque désastre. Une neuvaine se déroule aujourd’hui encore au début du mois de juin.

Rue de la Chapelle Rompue, 7783 Le Bizet
 

Chapelle des Prés


Avant 1880, une chapelle en torchis et toit de chaume abrite une Vierge en bois peint : Notre-Dame des Prés, objet de la dévotion de la population locale.

Cette chapelle initiale est détruite lors de la première guerre. Une nouvelle chapelle sera édifiée en 1929 par la famille Motte-Cordonnier en souvenir de leur deux enfants disparus.

La statue disparue au cours des hostilités reste introuvable. Par une étrange coïncidence, une dame de la famille Motte la retrouve fortuitement à Cassel le 18 juillet 1924. Une plaque posée sur le mur de la chapelle actuelle rappelle le souvenir de cet heureux dénouement et de la restitution de la statuette. Malheureusement, celle-ci est volée à nouveau en 1973 et sera remplacée par une copie.

En bordure du domaine du Rosenberg, la chapelle de style gothique flamand surplombe toute la vallée de la Lys. Une neuvaine s’y déroule chaque année, à partir du 15 août.

Rue du Rozenberg, 7782 Ploegsteert
 

Calvaire Demol


Cette croix d’occis rappellerait l’accident tragique survenu à l’abbé Pierre-Brunon Demol vers 1793. Celui-ci se noie dans une mare alors qu’il va réconforter un malade.

Au fil des années, la croix se détériore. Elle sera restaurée par Marcel Leplat, menuisier local, en 1971.

Chemin des Vaches, 7782 Ploegsteert
 

Grotte Notre-Dame de Lourdes


La grotte initiale date du XIXe siècle. Elle est la concrétisation de la reconnaissance à la Vierge pour une grâce obtenue par deux dames de Warneton.

Détruite lors de la première guerre, une nouvelle grotte est reconstruite par la famille Desimpel. Une inscription le remémore. La grotte est une réplique de la grotte de Massabielle (Lourdes) et pourvue d’une fontaine. Au fil des ans, la grotte se dégrade. En 2009, « Les Amis de la Grotte » entreprennent de la restaurer.

Une neuvaine annuelle s’y perpétue le premier dimanche d’octobre.

Chaussée d’Ypres, 7784 Warneton
 

Calvaire du Gheer


 

Le calvaire actuel est érigé en 1929 par la famille Volbrecht en mémoire de Louis Volbrecht pris comme otage et exécuté par les Allemands en octobre 1914. La statue est l’œuvre d’Aloïs De Beule de Gand.

Avant 1914, un calvaire existait déjà au même endroit.


 

Route de Ploegsteert, au lieu-dit Le Gheer, 7784 Warneton