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L’église Saint-Chrysole à Comines

Bref historique


Selon la légende, l’évangélisateur saint Chrysole fonde un sanctuaire chrétien à Comines, au IIIe siècle. Si Comines se développe surtout sur la rive droite de Lys, la paroisse s’étend de part et d’autre de la rivière, on y voue un culte à saint Pierre.

En 1713, le Traité d’Utrecht impose la Lys comme frontière naturelle et scinde Comines. La gestion administrative des deux Comines reste cependant commune jusqu’à la Révolution Française, mais la répartition territoriale devient un problème.

Une première église provisoire en bois est construite sur la rive gauche de la Lys, mais le site souvent inondé sera désaffecté en 1794. La première pierre d’une nouvelle église dédicacée à saint Chrysole, est posée, rue des Moulins à Comines (B) en 1825.

Au début du XXe siècle, le bâtiment devenu trop exigu montre des signes de vétusté. De plus, la fréquence des inondations le rend souvent inaccessible. Une implantation plus centrale et plus sécurisée s’impose...

En 1912, un nouvel édifice religieux est inauguré Place Sainte-Anne. Dès le début de la guerre 14-18, les Allemands occupent Comines et utilisent l’église comme dépôt de munitions et de matériel. Les bombardements britanniques la détruisent en 1915.

L’édification de la nouvelle église est confiée comme la précédente à l’architecte J. Coomans et à l’entreprise Lambin de Comines (Fr). Sa construction de style gothique cistercien débute en 1922. L’église consacrée en 1925 est aujourd’hui église décanale.

 

Particularités

 

  • Fresque de saint Chrysole évangélisateur :
    Cette toile marouflée (anonyme1951) est une représentation de saint Chrysole dirigeant la construction du premier sanctuaire chrétien à Comines, au IIIe siècle.
  • Châsse de saint Chrysole :
    Cette châsse date probablement de la fin du XIXe siècle. Un aumônier allemand la sauve des bombardements de 1917. Son coffret en chêne recouvert de plaques en laiton doré, orné de sculptures en cuivre et de cabochons en verre coloré, protège des reliques de saint Chrysole.
  • Vitraux :
    Les vitraux non-figuratifs de l’église sont l’œuvre de Roger Coppe, peintre, sculpteur et maître verrier cominois. Créés en 1967, ils symbolisent le cheminement vers la purification de l’âme. La mystique de la lumière rythme la démarche spirituelle, s’éclaircissant vers le transept et s’assombrissant à nouveau dans le chœur.
  • Christ en croix :
    Romuald Malkowski, artiste polonais, sculpte son Christ de Pâques dans un vieux hêtre, en 1969. L’altération du bois l’oblige à modifier son projet initial. Il en résulte une œuvre puissante, très tourmentée. Cette oeuvre impressionnante, suspendue initialement dans le choeur est visible dans le transept sud de l’église.
  • La statuette de Notre-Dame de Grâce :
    Longtemps abritée dans la chapelle de la rue de la Procession, cette statuette en bois polychrome du XVIIIe siècle connaîtra une histoire pleine de péripéties. Lors des deux guerres mondiales, les Sœurs de Notre-Dame la préservent. Plus tard, la précieuse statuette est déplacée dans l’église Saint-Chrysole. Volée en 1974, elle est retrouvée intacte. La dévotion à Notre-Dame de Grâce recouvre alors sa plénitude.
  • Chemin de croix :
    Les stations du chemin de la croix sont des peintures à l’huile sur ardoise que le père franciscain Bonavanture Feuillien réalisa en 1969.
  • Cloche Notre-Dame :
    Cette cloche de l’église de la rue des Moulins est transférée en 1912 dans l’église Saint-Chrysole de la Place Sainte-Anne. Enlevée par les Allemands lors des deux guerres, elle retrouve, chose étonnante, à deux reprises son clocher. En 1993, une fêlure la rend inutilisable. Elle trône dès lors fidèlement dans la nef latérale de l’église actuelle.

Place Sainte-Anne, 7780 Comines

L’église Saint-Chrysole à Comines